Infos-579 : 4 prochaines dates de mobilisation à retenir !

MAI 2015

Chèr-e-s membres,

La mobilisation dans le cadre des négociations nationales pour le renouvellement de notre convention collective et contre les politiques d’austérité qui détruisent nos services publiques continue ! 4 dates sont à retenir :

Mardi 26 mai : soirée d’information syndicale à 19h dans la salle des commissaires au siège social de la CSMB (1100, boul. de la Côte-Vertu). Nous discuterons :

  • de l’impact des moyens de pressions des enseignants sur notre travail (une Infos-579 portant sur cette question vous sera communiquée sous peu) ;
  • de la possibilité d’une grève à l’automne (voir cette vidéo) ;
  • de l’état des discussions pour les négociations nationales ;
  • et du plan d’effectif 2015-2016 : quelles coupures ? qui ?

Votre présence est importante : venez donnez votre avis !

Mardi 2 juin : intervention intersyndicale au conseil des commissaires à 19h (salle des commissaires au siège social de la CSMB : 1100, boul. de la Côte-Vertu). Les président-e-s des 4 syndicats de la commission scolaires (SEOM, SEPB-579, SPPOM et SCFP-1208) interviendront lors de ce dernier conseil des commissaires de l’année scolaire. La présence du plus grand nombre possible d’employé-e-s syndiqué-e-s est demandée, de manière à soutenir nos présidences, et démontrer à la commission comme aux parents que nous sommes uni-e-s et mobilisé-e-s.

Dimanche 14 juin : congrès du PLQ au Palais des congrès de Montréal. Le Front commun se mobilisera toute la journée aux abords du Palais des congrès, en musique et pacifiquement, pour rappeler au gouvernement et au parti au pouvoir que nous ne lâcherons rien et que la période estivale n’affaiblira pas notre mobilisation. L’austérité n’est pas une fatalité, mais un choix idéologique, puisque d’autres solutions justes et équitables existent, où tout le monde ferait sa juste part, pas uniquement les moins nantis de notre société.

Mercredi 17 juin : manifestation au siège social de la CSMB. Durant la pause-dîner, nous organiserons un piquetage symbolique devant le siège social de la commission scolaire, en présence de nos délégué.es et des membres travaillant au siège social. Car le personnel administratif – essentiel – va payer un lourd tribut pour les coupures annoncées : non remplacement des départs à la retraite, nombreuses abolitions de postes, augmentation des tâches… Soyons solidaires avec nos collègues du secteur administratif !

Syndicalement,

Votre comité exécutif.

Le RREGOP, un régime en excellente santé financière

Lettre ouverte de Francine Lévesque (Vice-présidente de la CSN), Lucie Martineau (Porte-parole du SISP), Daniel Boyer (Président de la FTQ), parue dans La Presse + le 6 mai 2015.

En évoquant vouloir assurer la pérennité du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (le RREGOP), le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, désire imposer des reculs importants à ses propres employés. Or, à la lumière des données publiées lors de la dernière mise à jour actuarielle du régime, rien ne justifie les demandes du Conseil du trésor à la table de négociation. Avec un taux de capitalisation de 98,4 %, le RREGOP est pleinement en mesure de répondre à ses engagements actuels et futurs.

Martin Coiteux indique que le taux de cotisation des salariés n’a jamais été aussi élevé. Soit. Mais a-t-il déjà oublié que lors de la crise financière de 2008, la caisse des participants, gérée par la Caisse de dépôt et placement du Québec, a perdu 25 % de sa valeur? Que ces pertes aient pu être renflouées en à peine 5 ans grâce, entre autres mesures, à une augmentation raisonnable du taux de cotisation, nous démontre plutôt la maturité et la santé du régime. Visionnaires et responsables lors des négociations de 2010, les organisations syndicales du Front commun avaient tenu à apporter des modifications au régime afin d’en stabiliser le taux de cotisation.

La volonté du gouvernement de faire passer de 5 à 8 ans la période de calcul des rentes, d’augmenter la pénalité actuarielle et de reporter l’âge de la retraite sans pénalité à 62 ans provoquerait un appauvrissement indéniable des retraités de l’État, dont les rentes moyennes, se situant à 19 000 $ par année, sont très loin du cliché de la retraite dorée.

Partout dans le monde, des employeurs ont voulu profiter des difficultés traversées par certains régimes de retraite pour diminuer les bénéfices des retraités et ainsi réduire leurs engagements financiers envers leurs salariés. Cette réalité frappe aussi le Québec, comme nous l’avons vu avec l’adoption du projet de loi 3 portant sur les régimes de retraite municipaux : peu importe la situation particulière propre à chaque régime, les modifications ont été apportées mur à mur, sans distinction. Le gouvernement voudrait aujourd’hui s’attaquer aux bénéfices offerts par le RREGOP, alors que celui-ci répond en tout point, et ce, depuis 1982, aux exigences imposées par le projet de loi 3 : ses coûts sont partagés à 50/50 entre les salariés et l’employeur et sa capitalisation est maintenant pleine et entière.

Nos organisations ont toujours été au rendez-vous pour discuter de la pérennité du régime de retraite des 540 000 employés de l’État. Nous siégeons sur de nombreux comités paritaires où l’ensemble de ces questions sont traitées, où différentes améliorations visant la santé du régime sont proposées. Jamais, toutefois, les demandes du Conseil du trésor n’y ont été discutées.

Encore faudrait-il que le gouvernement nous fasse la démonstration que ses demandes visent réellement la pérennité du RREGOP. Nous sommes d’avis que non. Les mesures proposées sont des attaques à court terme sur les bénéfices offerts aux retraités et n’ont qu’un seul objectif : soutirer 200 M$ par année aux retraités de l’État, comme le reconnaît Martin Coiteux.

Un exode inquiétant

À moins que le gouvernement ne vise un autre objectif? Celui de réduire drastiquement le nombre d’employés de l’État en provoquant l’exode de milliers de travailleuses et de travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et de la fonction publique? Nos bureaux syndicaux, tout comme la CARRA, sont submergés d’appels de salariés inquiets qui désirent précipiter leur départ à la retraite avant l’application éventuelle de ces mesures. Le gouvernement reconnaissait lui-même, la semaine dernière, que le nombre de ces départs risque de doubler au cours des deux prochaines années. Alors que nous vivons d’importants problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre, nous ne pouvons nous permettre une telle perte d’expertise, surtout en pleine période de chambardement de nos réseaux publics.

Il ne faudrait pas que le gouvernement, par entêtement idéologique à rétablir l’équilibre budgétaire et à réduire la taille de l’État, fasse preuve d’irresponsabilité et de politique à courte vue. Nous sommes plutôt guidés par un horizon beaucoup plus large : assurer la pérennité de nos services publics et garantir des revenus décents pour les retraités qui ont consacré leur vie pour le service public.