Infos-579 : Pétition contre le coût des médicaments

MARS 2007

 

Chèr-e-s membres,

Nos assurances-collectives coûtent chères! Nous sommes totalement d’accord, et vous êtes nombreuses et nombreux à nous le dire et le redire. Et parmi les raisons qui expliquent ces coûts faramineux, le prix des médicaments en est la raison principale. Voilà pourquoi votre section locale a initié et fait voter avec d’autres à l’unanimité des résolutions à chacun des Congrès syndicaux auxquels nous avons participé (SEPB, COPE, FTQ, CTC à venir). Nous continuerons d’ailleurs à agir pour que les grandes centrales syndicales s’unissent dans ce dosser, plutôt que de se faire concurrence. Notre conseiller syndical, Pierre Gérin-Roze, est même allé, avec des collègues, faire du lobbying directement auprès des députés de la chambre des Communes à Ottawa à ce propos.

Aussi, nous vous encourageons plus que chaudement à signer la pétition initiée par l’un des ces députés, dont vous trouverez la description et l’hyperlien ci-après!

Il n’est pas dans notre habitude de vous appeler à signer une pétition, encore moins quand celle-ci et initiée par un député ou un parti politique, de manière à respecter votre liberté de conscience. Mais là, il s’agit d’une situation exceptionnelle, puisque cela concerne l’une de vos principales revendications… Pour votre santé, signez!

Solidairement,

Votre section locale.


Attendu que :

La santé est essentielle pour participer de façon productive et satisfaisante à la société et à l’économie;

Le fait de ne pas être en santé cause un grand stress aux gens et aux familles;

L’accès aux soins de santé dépend maintenant du lieu de travail, du lieu de résidence ou de la richesse des gens. De nombreux Canadiens vulnérables ne bénéficient d’aucune assurance-médicaments privée, offerte par leur employeur ou offerte par le gouvernement;

Un Canadien sur dix ne peut remplir ses ordonnances en raison des coûts;

Les personnes qui ont des régimes privés d’assurance-médicaments comprennent que les primes seraient considérablement réduites si les médicaments indispensables étaient fournis en vertu d’un régime national d’assurance-médicaments universel;

Parmi les pays industrialisés de l’OCDE qui ont des régimes de soins de santé universels, le Canada est le seul pays qui n’a pas de régime d’assurance-médicaments universel;

Les contribuables canadiens pourraient épargner des milliards de dollars par année si les médicaments d’ordonnance étaient fournis au moyen d’un régime national d’assurance-médicaments. L’achat des médicaments est actuellement géré par une multitude de programmes fédéraux, provinciaux et territoriaux qui comportent des prix d’achat différents. Il existe des iniquités sur le plan des services entre les citoyens du pays;

De nombreuses commissions et de nombreux chercheurs ont clairement indiqué les avantages économiques et la nécessité d’un régime canadien d’assurance-médicaments universel : la Commission Hall, le Forum national sur la santé, la Commission Romanow, l’Institut C.D. Howe, le Conseil de la fédération et le Groupe consultatif de citoyens sur l’assurance-médicaments publique au Canada.

Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions le gouvernement du Canada de :

  1. Mettre en œuvre au moyen d’une loi fédérale, un régime pancanadien d’assurance-médicaments universel, durant la 42e législature;
  2. Mettre en œuvre un formulaire national des médicaments indispensables, y compris un organisme de surveillance des médicaments qui assurerait la réglementation et la surveillance nécessaires pour protéger les Canadiens.

https://petitions.parl.gc.ca/fr/Petition/Details?Petition=e-959

Infos-579 : Gestion des régimes d’assurance collective à la Capitale et nouveaux actes des pharmaciens

FÉVRIER 2016

Chèr-e-s membres,

CNSSDepuis le 20 juin 2015, les pharmaciens sont en mesure d’offrir de nouveaux services professionnels à la population.

Voici donc les quatre nouveaux services rémunérés et la tarification associée :

-Évaluer le besoin et prescrire un médicament lorsqu’aucun diagnostic n’est requis : 16$
-Évaluer le besoin et prescrire un médicament pour une condition mineure lorsque le diagnostic est reconnu : 16$
-Évaluer le besoin et prolonger une ordonnance  de plus de 30 jours : 12.50$
-Prise en charge de l’ajustement pour l’atteinte des cibles thérapeutiques : selon les champs thérapeutiques

La Capitale rembourse aussi les réclamations reçues depuis le 20 juin 2015.

En pharmacie, le paiement automatisé des prestations peut se faire depuis le 1er décembre 2015.

Vous êtes invités à vous rendre sur le site internet : lacapitale.com/actes-pharmaciens pour de plus amples renseignements sur les nouveaux services offerts par les pharmaciens et les honoraires associés.

Le Conseil national du soutien scolaire.

Infos-579 : Assurances collectives, pourquoi si chères ?

JANVIER 2014

Chèr(e)s membres,

Vous êtes nombreuses(x) à manifester votre incompréhension et votre colère auprès de votre section locale et de votre Comité exécutif à propos des tarifs de l’Assurance collective. Nous sommes conscients de leur prix élevé, notamment pour nos membres qui ont un travail à temps partiel et/ou une famille. Votre syndicat vous assure qu’il fait tout son possible pour limiter cette contrainte financière, mais malheureusement, sa marge de manœuvre est extrêmement réduite. Explications.

Un contexte légal national : voter utile ?

L’assurance santé est une compétence provinciale. Ainsi, chaque Province du Canada définit et organise son régime de remboursement de médicament. Au Québec, il s’agit d’un régime mixte avec franchise annuelle.

« Mixte » car il existe 2 régimes distincts pour le remboursement des médicaments : le régime public (Régime d’assurance médicament du Québec – RAMQ) et le régime privé (qui divergent selon chaque employeur et la convention collective qu’il négocie avec le syndicat).

« Avec franchise » car nous devons payer une partie de nos médicaments jusqu’à concurrence de 992 $ par an (régime public, moins de 65 ans) et de 2500 $ par an (dans le cas de notre régime privé La Capitale – volet complet) ; au-delà de ces seuils, tout médicament est remboursé à 100%.

Pour plus d’informations ici.

Ce qu’il faut comprendre : Lorsqu’un employeur offre un régime privé et que l’employé(e) travaille plus de 15h pour un même poste, l’employé-e est obligé-e de souscrire au régime privé, sauf si son/sa conjoint-e souscrit aussi à un régime privé (dans ce cas, il vaut mieux choisir le meilleur des 2 régimes pour couvrir le couple ou la famille).

D’autre part, le régime public fixe le prix des médicaments aux pharmacies. De ce fait, la différence entre le prix d’achat réel des médicaments par les pharmacies et leur prix de vente fixé par le régime public, n’est pas contrôlée par ces-dernières. Du coup, les pharmacies font de faibles marges de profit avec les patients du régime public, qu’elles reportent sur les patients des régimes privés, dont les compagnies n’ont pas leur mot à dire sur les prix que les pharmaciens imposent à leur clientèle. Le régime privé finance donc le régime public !

Selon nous, la seule manière de défaire cette injustice manifeste, serait de changer les lois québécoises sur l’assurance médicament en mettant en place un régime vraiment universel financé au prorata des revenus de chaque citoyen, comme dans la plupart des pays européens. Actuellement, un seul parti politique provincial propose de réformer en profondeur le régime d’assurance médicament. Renseignez-vous, faites votre choix électoral en conscience et en consultant les évaluations syndicales FTQ des programmes des partis politiques à chaque élection.

Une négociation collective 

Nous sommes donc obligés de souscrire à un régime d’assurance médicament privé, négocié collectivement. Les 610 000 membres de la FTQ font appel à la même compagnie qui négocie un régime spécifique avec chacun des syndicats affiliés ou un regroupement de syndicats appartenant au même secteur. Dans notre cas, le SEPB compte 20 000 membres. Nous négocions donc pour 20 000 personnes et avec les autres syndicats FTQ du secteur public, soit 55 000 membres. De ce fait, les décisions sont prises à la majorité. Or, la majorité des membres syndiqués FTQ du secteur public travaillant à temps complet, la part des assurances collectives sur leur salaire n’a pas le même impact que pour nos membres à temps partiel.

Alors que tout le monde était concerné, nous avions réussi il y a quelques années à faire accepter à nos collègues de monter le seuil d’intégration obligatoire aux assurances collectives à 15h hebdomadaire pour un poste de plus de 6 mois. Mais cela à une contrepartie : moins de gens couverts = augmentation des cotisations. Malgré tout, nous continuons à demander à chaque négociation que ce seuil soit augmenté, mais la majorité nous y empêche. Et nous avons pu mettre en place en régime réduit d’assurance maladie de base, qui permettra aux familles d’économiser plus de 230 $ par an.

Ce qu’il faut comprendre : Pouvoir négocier collectivement nous assure la possibilité d’obtenir des primes plus avantageuses. En moyenne et à service égal, nous avons des assurances collectives 12% moins chères que dans le privé parce que nous sommes nombreux. Et la FTQ nous obtenons un rabais supplémentaires de 15% en tant que syndicat affilié (nous payons donc moins cher que les membres des autres centrales syndicales). Il est certain que seuls, nous payerions encore plus cher, ou perdrions tous les avantages sociaux (retraites, congés, assurance salaire et invalidité, sécurité d’emploi, etc.) liés à notre conventionnement collectif.

La part de l’employeur 

Nous vous entendons hurler d’ici : « Faux ! Mon ami dans le privé sans convention collective paye quasiment rien en assurance collective ! » C’est tout à fait vrai. Et à chaque négociation, nous tentons de faire augmenter la part de l’employeur. Mais il faut prendre en compte que l’argent que notre employeur ne met pas dans les assurances collectives, il le met dans un fond de pension, dans des jours de congés payés (17 par an), dans une assurance salaire et invalidité (environ 1,4% de notre salaire annuel), dans des crédits formations ou remboursements de frais de scolarité, etc. Dans le privé, rien de tout cela !

Des crédits d’impôts 

L’ensemble des frais médicaux payés par un contribuable peut lui donner droit à un crédit d’impôt. Dans les frais médicaux, on peut inclure la prime d’assurance collective (régime assurance maladie de base ou réduit + s’il y a lieu, les assurances complémentaires – dentaire, optique, vie – de même que la contribution à l’achat de médicament (franchise). Nous payons certes plus que les 579 $ annuels exigés par la RAMQ. Mais nous récupérons de plus grands crédits d’impôts… N’oubliez pas de les inclure dans votre déclaration de revenus, vous pourriez bénéficier de retours d’impôts conséquents !

Des achats intelligents de médicaments 

Les primes de notre assurance collective sont calculées chaque année en fonction des dépenses de santé de l’ensemble des membres du régime ; plus on consomme collectivement de médicaments une année, plus la prime sera élevée individuellement l’année suivante. Comme notre population vieillit constamment, et que les baby-boomers forment une part importante de notre population active, nos primes d’assurance collective ne risquent pas de baisser dans un avenir proche.

Quel que soit le prix demandé par une pharmacie pour un médicament, notre assurance remboursera toujours le même montant forfaitaire annuel : 80% des premiers 2500 $ puis 100% de l’excédent dans le régime complet / 71% des premiers 2586 $ puis 100% de l’excédent dans le régime réduit. Or, pour un même médicament, les prix varient du simple au double, et chaque pharmacie charge des frais de gestion pour chacune des transactions effectuées au comptoir. Il faut donc consommer ses médicaments en les magasinant !

Ce qu’il faut savoir : Plus les pharmacies sont en concurrence, plus elles baisseront leur prix. En général, les pharmacies des grands centres commerciaux vendent leurs médicaments moins chers que celles en centre-ville. Cela dit, syndicalement parlant, nous vous recommandons de ne pas magasiner chez certaines grandes enseignes qui traitent fort mal leurs employé-e-s. Allez plutôt dans une pharmacie proche d’un centre commercial… En tout cas, comparez ! Même si les pharmaciens n’aiment pas ça, ils n’ont pas le droit de refuser de vous donner le prix du médicament prescris.

D’autre part, chaque pharmacie charge jusqu’à 18$ de frais fixe de gestion à chaque fois que vous allez chercher un médicament prescris. Ces frais se retrouvent en bout de ligne sur notre facture collective. Dans la mesure du possible, demander à votre médecin de vous prescrire des médicaments de manière trimestrielle voire semestrielle et non mensuelle, pour économiser ces frais de gestion prohibitifs.

Merci pour votre compréhension et pour votre lecture attentive,

Votre Comité exécutif SEPB-579.