Austérité

> L’État de la dette au Québec (IRIS) :

La dette du Québec est au cœur des débats politiques depuis au moins trente ans. On questionne continuellement son ampleur, son accroissement ou le fardeau qu’elle représenterait pour les générations futures. Du compteur de la dette produit par l’Institut économique de Montréal (IEDM) jusqu’à la mascotte Joe Dette qui arpentait le Québec à la poursuite des candidat·e·s des partis politique lors de la dernière campagne électorale, la dette du Québec est un objet politique qui inquiète.

Cette angoisse collective n’est pas étonnante. Lorsqu’une famille s’endette, les conséquences sur ses finances sont importantes. Non seulement doit-elle acquitter les intérêts de cette dette, mais elle risque aussi de transmettre sa mauvaise situation financière à ses enfants. Ainsi, lorsque les citoyennes et les citoyens se font fréquemment rappeler que nous sommes collectivement endettés de plusieurs milliards, ils associent la situation de l’État à celle d’une famille et imaginent les huissiers se présenter aux portes du Québec. Certains y trouvent leur compte et profitent de cette angoisse pour faire de la dette publique une menace imminente qui oblige à certains choix politiques. Donc, plus souvent qu’autrement, on prétend que le gouvernement n’a pas le choix d’appliquer une politique d’austérité pour rembourser cette dette et nous libérer de ce fardeau honteux légué par les générations irresponsables qui nous ont précédés.

Cette brochure vise à changer de perspective sur l’endettement du Québec. Elle permettra de mieux comprendre sa taille et son fonctionnement. Le professeur de l’UQAM, Louis Gill, avait amorcé ce travail explicatif dans un document intitulé L’heure juste sur la dette du Québec1. Cette brochure a donc pour but de mettre à jour et de poursuivre ce travail.


> 10 MILLIARDS DE SOLUTIONS :

Nous avons les moyens de faire autrement que l’austérité ! Voici le document sur les solutions fiscales de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.


> Les mesures d’austérité et les femmes : analyses des documents budgétaires depuis 2008 (IRIS) :

Les femmes, premières victimes de l’austérité !

« Chacun doit faire sa part. »

Martin Coiteux

Le Front commun est d’avis que la part ainsi demandée aux employés du secteur public est beaucoup plus élevée que le reste de la population. D’abord parce que nous sommes, comme chaque Québécoise et Québécois, directement touchés par les hausses de tarifs et les coupes de services, entre autres mesures d’austérité. Mais aussi parce que les compressions budgétaires dans nos réseaux publics ont un impact direct sur l’alourdissement de notre charge de travail et des problèmes de santé au travail ainsi occasionnés.

Mais alors que le reste de la population québécoise verra son pouvoir d’achat maintenu, avec des augmentations salariales moyennes de 2 %, les employés du secteur public devraient voir leur salaire gelé pendant deux ans? C’est une contribution supplémentaire qui leur est demandée, une forme d’impôt déguisé appliqué seulement auprès des salariés de l’État.

Le secteur public est un milieu de travail féminin. Plus de 75 % des emplois sont occupés par des femmes. Alors qu’elles subissent déjà un retard de rémunération de 7,6%, alors qu’elles ont vu leur pouvoir d’achat diminuer de 10 % au cours des 25 dernières années, elles devraient encore une fois s’appauvrir? En 2015 au Québec, on ne peut plus tolérer une telle forme de discrimination salariale basée sur le sexe.

L’austérité : une politique sexiste !

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