Infos-579 : 28e Conférence annuelle des déléguées et délégués sociaux

MARS 2016

Chèr-e-s membres,

La 28e Conférence annuelle des déléguées et délégués sociaux s’est tenue les mercredi 10 et jeudi 11 février 2016. Le thème : LES DÉPENDANCES – Trouver la sortie.

Nos membres font face à une vie personnelle et professionnelle très exigeantes, ce qui amène une détresse psychologique telle, qu’ils entrent dans le cycle infernal de la dépendance. Le programme est donc entièrement consacré à fournir aux déléguées et aux délégués sociaux des informations et des modes de thérapies s’adaptant à différentes dépendances. Il y aura également des témoignages de personnes ayant vécu et vaincu différents types de dépendances.

Voici les comptes-rendus de nos déléguées sociales du comité exécutif présentes à cette conférence :


Julie Mosetti-Geoffrey, vice-présidente du SEPB-579

DÉPENDANCES EN MILIEUX DE TRAVAIL

 

Tous les cas d’abus et de dépendance, qu’ils soient dus à l’alcool, aux drogues, aux médicaments ou au jeu, ont des conséquences sérieuses sur la santé physique, la santé psychologique, la qualité de vie et la qualité de travail.

Bien qu’il y ait aussi des facteurs de risque liés au contexte social  et aux caractéristiques individuelles, quels sont les facteurs dans nos milieux de travail qui peuvent entraîner de la surconsommation?

Certains facteurs peuvent êtres des sources de danger tels un stress important,  une charge de travail inappropriée, de longues journées de travail, des changements d’horaires, la fatigue, les fonctions répétitives, les périodes de monotonie, l’isolement, la supervision lointaine et irrégulière, la facilité d’accès aux substances ou les changements dans l’organisation et la pression de retour au travail.

Comment reconnaît-on une situation problématique?

Certains signes peuvent nous permettre de penser qu’il y a une situation de dépendance tels les conflits avec les collègues et le superviseur, la perte d’intérêt dans le travail, l’absentéisme élevé, le manque de motivation,  la faculté d’autocritique diminuée ou la surestimation de ses propres capacités, les changements d’humeur, le manque de sérieux, la négation de sa consommation, le fait de ne pas accepter la réalité, un comportement impulsif, la colère, la pensée magique, un temps de réaction prolongé, des états d’angoisse ou une mémoire affectée au niveau des événements récents.

Quelles sont les conséquences de la surconsommation dans le milieu de travail?

Cela peut engendrer une sécurité précaire, une diminution de productivité, du présentéisme, des retours prématurés au travail ou le jugement des autres.

Comment trouver des solutions?

Il y a plusieurs ressources pour aider la personne qui a des problèmes de dépendances et il ne faut pas hésiter à les utiliser :

http://aa-quebec.org/AA_Quebec/Templates/

http://al-anon-montreal.org/

http://www.portage.ca/quebec/programme-readaptation-mere-enfant

http://www.portage.ca/communaute-therapeutique

http://www.residenceleportail.org/

http://www.maisonlapasserelle.ca/

http://lesmaisonspeladeau.com/maison-raymonde-chopin-peladeau/


Jacinthe Boisvert, directrice et responsable du réseaux des personnes déléguées sociales du SEPB-579

LES DÉPENDANCES AU FÉMININ

Depuis sa création, le réseau des délégués sociaux de la FTQ (2800 délégués sociaux) ne cesse de développer et tisser des liens entre ses membres et les différentes ressources du Centre de référence du Grand Montréal. Malgré les efforts soutenus du réseau et des outils pour accompagner les femmes, les problèmes de dépendances sont toujours présents. Lors de la 28e conférence annuelle des délégués sociaux du conseil régional de la FTQ, les Maisons Péladeau nous ont présenté un portrait de cette détresse au féminin et les éléments qui favorisent une motivation aux changements.

Qui sont ces femmes?

De prime abord, la perception de la société envers l’alcoolisme des femmes a toujours été culpabilisante. Cette problématique renforce le sentiment de honte chez elles et développe une culture du tabou. Plusieurs facteurs les prédisposent à la consommation : des problèmes émotionnels, la consommation du conjoint, pour s’auto-médicamenter, l’isolement, la pauvreté et les problèmes de santé mentale (anxiété, angoisse chez 50% des femmes) et la perte des rôles sociaux. Ainsi, l’alcool agit comme une soupape de soulagement à une souffrance intérieure et une protection aux pressions extérieures.

Par ailleurs, les femmes attendent souvent trop longtemps pour aller en traitement. D’une part car elles se sentent responsables de leur famille et aussi parce qu’elles ont peur de leurs jugements. Chez les personnes touchées par cette dépendance, l’alcool devient une véritable obsession. Graduellement, elles perdent leur réseau familial, social, professionnel et leur santé. Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les femmes qui présentent une dépendance à l’alcool que chez les hommes qui partagent cette même dépendance.

La motivation aux changements repose sur plusieurs éléments : la détresse psychologique, les valeurs, les croyances et les pressions extérieures. C’est ici que les délégués sociaux peuvent soutenir le discours de changement. Entre autres, par une approche empathique, en posant des questions ouvertes, en valorisants les forces du membre, en semant le doute dans l’affirmation de sa confiance à réussir. On ne peut pas motiver la personne mais on peut créer un contexte qui favorise la motivation. Dans un plan de sortie, plusieurs chemins sont possibles selon leurs besoins. Parmi les groupes de soutien existants, les équipes d’intervenants de La Maison Raymonde Chopin Péladeau offre un milieu fermé exclusivement réservé aux femmes. Ces maisons de thérapie sont spécialisées pour aider les femmes dans une atmosphère calme et structurée. Souvent, les personnes ont de la difficulté à faire confiance au système ou aux ressources offertes mais le lien de confiance avec un délégué social peut transformer un chemin de cailloux en sentier lumineux!


Dianne Lauzon, trésorière du SEPB-579

 

La deuxième journée, nous avons entendu un touchant témoignage de Mario St-Amand. Il est maintenant le porte-parole des maisons Péladeau!

Déjà à l’âge de 5 ans, il voulait quitter sa famille! Il trouvait déjà qu’il ne recevait pas l’amour qu’il s’attendait à recevoir!

À 11 ans, il fume son premier joint! Suivront plusieurs années de dépendance! Même des jours de tournage, totalement dans les vapes!

À 39 ans, il voit le fond du baril et retourne chez sa mère aux Îles. Il n’a plus d’argent pour payer une cure de 3 500 $. L’union des artistes l’aidera à atteindre son but.  Il entre en cure de désintoxication, il est sobre depuis et fait des«  meetings«  à la maison du père!

Ensuite une caporale de la GRC est venue nous entretenir sur les drogues avec plusieurs vidéos tellement percutants notamment des photos de jeunes avant et après avoir absorbé des méthamphétamines!

1 personne sur 5 en mourra directement ou indirectement! Tellement plus inquiétant aujourd’hui qu’avant! Même les drogues dites douces, avant, 0.5 à 5 % et maintenant, 21 à 31 % de force de cannabis!

5 % des Québécois auraient des problèmes de dépendance!

Je peux dire que ce fut une des Conférences les meilleures depuis que je suis DS! Les témoignages en personne et par vidéo nous faisaient passer par toute sorte de sentiments!

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